
Le réalisme n’est pas nécessaire à l’expression de l’essentiel
Brancusi
Née près des côtes de la Manche, avec l’île de Jersey qui pointait à l’horizon telle une « terra incognita », Aymelina est une artiste polymorphe dont le regard a toujours eu besoin de s’aventurer au-delà des horizons et des limites du visible pour laisser se déployer une âme assoiffée de liberté et de beauté. Une âme qui aime se laisser envoûter par les paysages de landes et de plages qui l’entourent et s’étendent à l’infini afin de ne faire plus qu’un avec la nature et la matière qu’elle modèle entre ses mains.
Aussi loin qu’elle puisse s’en souvenir, elle a toujours cherché à s’exprimer de manière artistique, que ce soit par la musique ou par l’écriture étant enfant. Le dessin et l’aquarelle sont apparus un peu plus tard dans sa vie avant qu’elle ne découvre l’argile, qui fut un véritable coup de cœur et une révélation.
Son travail avec la terre, qui fait à présent partie intégrante de sa vie, est un véritable chemin initiatique et de transformation, tant intérieure qu’extérieure, où se mêlent et s’entrecroisent les cinq éléments : la Terre, l’Eau, le Feu, l’Air – sous la forme du vent parfois – et l’Éther – élément impondérable de la création et de la cuisson.
À chaque nouvelle pièce, c’est une nouvelle page qui s’écrit où le « mystère » des formes et des flammes occupe une grande part et où chacune porte en elle le secret des émotions qui l’ont traversée et qui émanent aussi bien de ses marches en forêt, en bord de mer, que dans la contemplation du règne minéral, végétal ou animal, des nébuleuses et des constellations qui la fascinent depuis toujours et sont source de ses envolées imaginaires.
Après quelques années parisiennes, elle s’est installée dans le Morbihan (qui signifie « petite mer » ), en Bretagne, où elle vit à présent.